La famille GIROUX

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lundi, novembre 17 2008

Crash test de la cabane en plastique d'Isabelle

Nous avons fêté les 1 an d'Isabelle le 9 novembre aux 3 Moineaux, le jour des 34 ans d'Olivier. Nous étions très nombreux pour ce grand événement, famille, amis, enfants, nous étions 50 adultes et 19 enfants de 6 mois à 7 ans.
Parmi une multitude de cadeaux -Isabelle a été très gâtée, merci encore !-, le gros cadeau commun de la famille était une cabane en plastique. Nous avions demandé à Doumé et Papi, qui ont organisé ce cadeau, d'en choisir une SOLIDE ! Ils ont choisi une maison de la marque Little Tikes Une fois le cadeau découvert par Isabelle, la maison a eu droit à 2 tests de solidité...

  1. Le test de la fourmilière

Essayez de faire rentrer 19 enfants en même temps dans une cabane.... imaginez... les uns se cognent sur les parois, les autres passent par la fenêtre, les trop grands démontent le toit en se levant, ceux qui ne peuvent pas rentrer donnent des coups par la porte pour passer... La cabane a subi ce test pendant toute une après-midi, elle a tenu le coup ! 1er test réussi ! La maison est prête à démonter pour repartir à St-Félix, pour qu'Isabelle puisse en profiter un peu plus...

  1. Le test du roulé-boulé

Déjà à l'aller, la voiture était chargée. Alors au retour... Heureusement, nous avions la remorque ! 5 vaillants se mettent à jouer au Lego, pour caser toutes les affaires de la manière la plus optimale entre voiture et remorque. Les tendeurs se tirent, on tasse, on vérifie, tout à l'air de tenir. Olivier doit rester sur Toulouse aider son père, Je repars donc avec tout le barda, Isabelle et Tsuki, pour la maison. 30kms plus tard, le voyage s'arrête... la maison est pourtant encore loin... mais la cabane en plastique, elle, est encore plus loin ! En pleine autoroute, la cabane se fait la malle, tout se disperse sur les côtés, Aucune voiture derrière n'est touchée, il n'y a pas trop de trafic. Le péage est à 1,5 km plus loin, on continue donc à rouler pour demander de l'aide au personnel autoroutier. Pendant ce temps, la chaise haute d'Isabelle, qui était aussi dans la remorque, est trainée derrière la remorque... Les voitures qui passent nous font plein de grands signes et d'appels de phares... je sais, j'ai vu, merci, un sourire inquiet, et on continue. Le péage arrive, j'explique la situation, je me gare sur le parking. Le temps de donner le goûter à Isabelle, qui bien sûr dormait mais s'est vite réveillée, et le patrouilleur arrive avec tous les éléments de la maison, intacts, qui n'ont causé aucun accident de route ! 2ème test passé avec succès, et quel test ! Merci encore au gentil patrouilleur qui a passé près d'une heure a jouer lui aussi aux Lego, pour tout remettre en place, et pour que ça tienne ! Et tout cela gratuitement. Maintenant, je sais pourquoi je paye l'autoroute. Il a quand même eu droit en remerciement à 2 bouteilles de liquoreux de Bastien et Christelle du Château des 13 Vents. Et j'espère qu'il a une bonne prime de risque, car il a dû slalomer entre les voitures pour récupérer sur l'autoroute mes éléments de la maison. Entre temps, Olivier nous rejoint avec Karine et Christophe. Les émotions sont grandes, la nuit commence à tomber, on reporte le départ au lendemain, c'est plus prudent et rassurant pour tous ! Et comme tout et bien qui finit bien, le retour s'est finalement bien passé, et la maison est installée dans une chambre à l'étage, prête à jouer !

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vendredi, octobre 8 2004

L'histoire de notre petite Twingo - Partie 2

Souvenez-vous la partie 1, l'histoire rocambolesque d'une petite Twingo parisienne qui a eu bien des déboires avant de quitter la capitale. Par la suite, ma petite Twingo a bien rempli ses fonctions d'annexe au camion puis de moyen de transport principal en pleine campagne. 3 mois après le démarrage de notre nouvelle vie, nous partons dans une foire aux vins sur Langon avec nos nouveaux voisins, Seb et Cathy. Nous faisons nos petites emplettes, et en profitons pour remplir un peu notre cave. Nos amis, avec qui on avait covoituré, en font autant. Pas grand chose, 2 caisses de 12 chacun en gros.
La foire aux vins se clôturant par un repas concert, nous allons charger la voiture pour ensuite profiter librement de la soirée. Et je vous le donne en mille, à notre retour, la voiture était forcée, et les caisses de vins vidées ! Putain de merde fait chier !!!! Oups, pardon. Mais bon, faut dire, ça s'accumule là.
Et comme un malheur n'arrive jamais seul, nous avons alors l'immense joie lors des diverses déclarations de vol d'apprendre que nous n'étions pas assurés pour la voiture. Et là, je balance sans aucune déontologie mais je m'en fiche, c'est cette #!>-%§&!!!!! de caisse d'épargne Ménilmontant (20e) à qui on avait envoyé tous les papiers pour l'assurance, qui avait oublié de transféré à leur service d'assurance et donc n'avait pas transformé l'assurance temporaire (qui nous avait servi pour le premier vol) en assurance définitive. Scandale ! Je vous passe par la suite le harcellement qu'ils ont subi de notre part pour dénouer cette histoire. Imaginez un peu que ce ne fut pas un vol, mais que nous ayons écrasé ou accidenté quelqu'un et que nous ayons dû travailler à vie pour les dommages et intérêts de cette personne... Ne parlons pas de malheur.
Quoiqu'il en soit, nous n'avons donc bien sûr pas été remboursés pour le vol et l'infraction. Au fait, Seb et Cathy si vous me lisez, c'est vrai qu'on vous a dit l'inverse, mais c'était plus juste de vous rembourser ce que vous aviez perdu. Bon ya prescription maintenant, pardonnés ? Pour clore cette histoire d'assurance, nous avons bien évidemment ouvert une assurance ailleurs (dingue, non ?), qui a été plutôt sympa car il parait qu'une voiture non assurée pendant un certain temps (je ne sais plus combien mais ça doit pas être beaucoup vu qu'on avait déménagé 3 mois avant) n'a plus le droit d'être réassurée... Merci pour la fleur !

Et voilà. Après ces début tumultueux, c'est peu de le dire, nous avons vécu des années paisibles et tranquilles avec notre petite Twingo, sans accident. Aujourd'hui, elle roule des jours heureux (on l'espère !) aux côtés d'un nouvel acquéreur.

mercredi, juin 30 2004

L'histoire de notre petite Twingo - Partie 1

En mai 2004, nous avons reçu une formidable nouvelle : j'étais prise dans un nouveau travail en Province, bye bye Paris, direction la région bordelaise ! Pour être honnêtes, on aurait préféré notre région natale toulousaine, mais bon, ne soyons pas trop difficiles, on s'en rapprochait déjà pas mal.
Cette grande nouvelle était un véritable tournant dans notre vie, puisque nous attendions une installation provinciale pour enfin créer une famille. Et comme nous sommes conventionnels (!), cela voulait dire mariage, enfants, animaux, maison avec jardin, etc, etc, etc Le rêve américain quoi.
Dans notre vision d'avenir et nos projets qui fusaient, nous nous sommes quand même rapidement décidés à acheter une voiture. En effet, à Paris, c'est peu utile, mais dans un bled de 200 habitants à 10 kms du premier supermarché, ça devient de suite incontournable. Ceux qui nous connaissent bien connaissent sans doute notre désintérêt total pour les voitures, alors on a pris une valeur sûre dans les moins chères et parmi les occasions disponibles rapidement évidemment. Notre choix s'est donc porté vers une Twingo.

Ah, notre Twingo ! Nous l'avons récupérée 2 semaines avant notre déménagement. Achetée dans un garage Renault en périphérie de Paris, nous l'avons prudemment rapatriée vers chez nous dans le 19ème et garée juste dans notre rue ; trop heureux d'avoir une si bonne place, gratuite ! Comme nous avions des habitudes de piéton, la voiture restait sagement à sa place, dans l'attente du grand voyage...
Un soir, je rentre du boulot, qu'est ce que je ne vois pas ? On nous avait piqué l'antenne de la bagnole ! Agacement. 3 jours à peine après son achat. Bon, je relativise, je rentre à la maison, j'oublie, et Olivier m'emmène dîner au restaurant juste à côté de chez nous. Un restaurant raclette. Miam. Précisons qu'à cette époque, la vie était assez simple pour nous, et nous allions de manière hebdomadaire au restaurant !
Bref, en sortant du resto le soir, le coup de l'antenne me revient et je le raconte à Olivier. Puis - soit dit en passant, pourquoi ai-je dit ça ???-, je lui balance :
"Il manquerait plus qu'on nous ai piqué les enjoliveurs."
Rires insouciants. Nous prenons notre rue pour rentrer chez nous, passons devant notre voiture et ... Ce n'était pas les enjoliveurs qu'on nous avait piqué, mais nos roues ! Et en plus, ces sagouins de voleurs n'avaient même pas pris la peine de la mettre sur des parpaings, non, pas la peine. On enlève 1 roue, 2 roues, à la 3ème, la voiture tombe sur les essieux... pas grave, c'est pas à nous... ! Mais le pire, car ce n'est pas fini, c'est que la voisine arrive au portail de l'immeuble juste à côté de notre voiture et nous sort tout de go :
"J'ai tout vu, ils sont partis par là.
Ah, super ! Et la police arrive ?
Non, je ne les appelle plus, de toute façon, ils ne viennent jamais"
... Rage ! On rêve, c'est pas possible.
Bon, on se dit qu'on va quand même appeler la police. On attend. 5 minutes. Une voiture arrive à fond les ballons, freinage, dérapage, 5 gros musclés (pas les chanteurs, des flics qui étaient en patrouille dans le coin) sortent d'une petite bagnole, foncent vers nous et nous disent : "Ils sont partis où ?" Tout tremblotants, nous leur indiquons ce que nous avait dit la voisine, et voilà qu'ils partent en chasse en courant. Froid dans le dos. On attend. 5 minutes. Puis revient la troupe de choc, nos 2 roues à la main. Ils nous les rendent, nous disent qu'ils n'ont pas attrapé les types. On pense surtout qu'ils leur ont fait une leçon de morale puis les ont laissés partir. Nous les remercions. De toute façon, on ne peut être que d'accord avec des gens de ce gabarit. Surtout quand on connaît le notre !
Après tout le bazar police, assurance, dépanneuse, nous rentrons nous couchés, exténués. Le lendemain, Olivier apprendra par le cafetier du coin que ceux sont les fils du garagiste du coin qui piquent des pièces dans la rue pour les réparations des clients de leur père. Hallucination !
Enfin, ce qui nous inquiétait aussi, c'était la durée de la réparation. N'oublions pas que notre grand départ était prévu dans la quinzaine. Finalement, tout s'est bien passé. Mis à part l'assurance, qui nous a quand même compté une usure de 20% sur nos pneus neufs parce qu'on avait roulé avec... C'est sûr, 15 kilomètres, ça use !

En tout cas, depuis, je ne fais plus de pronostics sur les malheurs qui pourraient bien nous arriver !

jeudi, mai 20 2004

Le choix de notre nouvelle maison, où comment faire confiance au hasard...

Lorsque j'ai enfin trouvé en mai 2004 un boulot dans le Sud de la France, ce qui nous permettait de quitter Paris, mes futurs (qui sont devenus ex) patrons m'ont demandé de m'installer autour de Bordeaux.

En bonne toulousaine bornée et emplie de préjugés, il était absolument hors de question de s'installer à Bordeaux ou sa périphérie ! J'ai donc surfé sur les sites des agences immobilières, en regardant vers Libourne, Bergerac, Périgueux... Nos critères de sélection étaient assez simples : pour moi, jardin ; pour Olivier, ADSL !

En véritable légionnaire, je me suis préparée un vrai parcours du combattant pour visiter un maximum de maisons en un minimum de temps, et à coût minimum (c'est que derrière, le déménagement, ça coûte cher, alors autant économiser !). En plus, comme nous n'avions pas encore de voiture (la malédiction Twingo ne nous était pas encore tombée sur la tête) et que la location et le trajet s'avéraient trop longs et onéreux, tout mon programme devait se baser avec des moyens de locomotion autre que la voiture. Quel casse-tête !

Au fil des rdv, je me suis réalisée mon planning de visite sur 2 jours. Jour 1 : train de Paris à Libourne, l'agence vient me chercher à la gare et me fait visiter deux maisons à Libourne et alentours. Puis je prend le train direction Périgueux, où je me fais héberger par une cousine de maman et le lendemain, une agence vient me chercher pour visiter d'autres maisons dans le coin. Enfin, je reprends le train direction Paris.

Mais voilà... L'avant-veille de mon départ marathonien, j'ai le coup de foudre pour une annonce immobilière dans l'Entre-deux-Mers, à 3/4 d'heure au sud en voiture de Libourne. Une maison girondine, en pierre, avec carreaux de gironde, cheminée, sur une propriété viticole, dans un hameau de 3 maisons autour de étang... Et l'adresse, c'était "Château Rousset Caillau" ! Je me voyais déjà en princesse des vignes. Je prends alors immédiatement mon téléphone, j'appelle France Télécom, le raccordement ADSL a été fait 2 mois plus tôt, c'est bon ! Ouha, je n'en reviens pas. J'appelle alors l'agence. Pourvu que j'arrive à la caler dans mon planning... Non. L'agence ne peut pas à ce moment là. Tant pis. Zut.

Le lendemain, coup de fil. C'est l'agence. Finalement, c'est bon ! Incroyable ! Elle viendra me chercher à Libourne une fois mes visites de là bas terminées, m'amène en voiture à la fameuse maison, je prévois de rester une demi heure, puis me réserve un taxi qui vienne me chercher et me ramène à la gare de Libourne direction Périgueux. On se croirait dans les douze travaux d'Astérix ou avec les Shadoks !

Quoiqu'il en soit, tout se passe comme prévu. Le trajet de Libourne à la maison de mes rêves se passe très bien, je découvre les paysages envignés, toute enivrée de projets. Nous arrivons au fameux hameau, je crois rêver sur place. La propriétaire, Nicole, m'accueille avec un grand éclat de rire et une franche bise. Elle m'avouera par la suite qu'elle croyait que j'étais une stagiaire de l'agence, et non la future locataire ! Sa fille, Cathy, passe. Enceinte, elle revient de la piscine et propose à sa maman de passer prendre l'apéro chez elle. Une photo du bonheur. Nicole nous apprend que la locataire actuelle arrive très vite pour nous faire visiter, qu'on doit l'attendre car elle n'a pas les clés. Nous attendons. Les minutes passent. Le quart d'heure passe. Je leur fais part de mon inquiétude. Nous improvisons une visite en zieutant à travers les fenêtre. La demi-heure passe. Une autre famille qui vient visiter arrive, mon taxi également. Bon. Le compteur du taxi commence à tourner. Zut. J'appelle Olivier, l'informe de la situation. Il me répond : "Je te fais confiance". Bon. Je suis sûre que ça va lui plaire. J'ai envie de leur faire confiance, tout paraît neuf à l'intérieur. je dois vraiment partir si je ne veux pas rater mon train. Je donne mon accord de principe, en précisant que je les rappelle le lendemain pour confirmer (ile me restait quand même 2 maisons encore à voir, sur Périgueux !). L'agence immobilière me rassure : nous avons leur préférence, elle attend ma réponse définitive le lendemain.

Je repars dans mon Taxi, toute contente, mais un peu déçue de ne pas avoir fait ma visite. En partant, nous croisons l'ancienne locataire... Bref. J'ai finalement continué mes visites le lendemain sans y croire, et ai vite rappelé l'agence pour donner mon accord pour le Château ! Et voilà. C'est comme ça que je me suis retrouvée à choisir une maison au pifomètre, sur un coup de chance. Nous y sommes finalement restés plus de 2 ans, y avons passé de très bons moments et y avons rencontré des gens formidables. L'un d'eux, Sébastien, est d'ailleurs devenu le parrain de notre fille, c'est dire ! Comme quoi, parfois, il faut savoir faire confiance à sa destinée...